Chez les personnes âgées, les symptômes de douleur, de dépression et de fatigue sont courants, pourtant ils sont rarement discutés et diagnostiqués lors des visites de routine chez le médecin. Cette étude de l’Université de Washington souhaite sensibiliser à la prévalence élevée de 6 de ces symptômes chez les personnes âgées de 65 ans et plus, et à la nécessité d’interroger de manière systématique ces patients lors des visites de soins primaires.
Cette étude de l’Université Vanderbilt (Nashville) révèle une forme unique de sinusite chronique chez les patients âgés, une maladie de la cavité nasale et des sinus paranasaux persistante chez ces patients pendant de nombreuses années. Les chercheurs identifient une signature inflammatoire unique qui peut réduire la réponse au traitement par les stéroïdes. Si ces nouvelles données, présentées dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology ont plutôt tendance à conférer une efficacité moindre, dans ce cas, aux traitements habituels (stéroïdes, chirurgie des sinus), ils appellent à plus de recherche pour mieux comprendre ce processus pathologique spécifique.
La déficience auditive est le troisième problème de santé chronique le plus courant chez les adultes âgés. On sait que la perte auditive peut être prédictive de déclin cognitif chez le patient âgé, mais les signes de troubles de la mémoire pourraient être aussi des symptômes de perte auditive, relève cette étude du Baycrest Centre for Geriatric Care (Toronto) dans le Canadian Journal on Aging.
Cette nouvelle application de l’apprentissage automatique ou intelligence artificielle, développée à l'Université de Surrey pourrait permettre de détecter l’infection urinaire et donc contribuer, indirectement à réduire l'une des principales causes d'hospitalisation, en particulier chez les personnes atteintes de démence, vivant à domicile et suivies à distance. Documentée dans la revue PLoS ONE, elle illustre les progrès de l’IA appliquée à la télésurveillance.
Cette équipe de l’Université d'État de Washington (WSU) nous présente dans la revue Cognitive Systems Research un robot, « RAS » (pour Activity Support System) capable d’assister une personne âgée à son domicile. Ce robot, conçu spécifiquement pour les patients atteints de démence ou en perte d’autonomie, utilise des capteurs intégrés à une « maison intelligente » pour déterminer où se trouvent ses résidents, ce qu’ils font et à quel moment ils ont besoin d’aide pour l’accomplissement de leurs activités quotidiennes.
On ignore pourquoi les hospitalisations en urgence ont cet effet accélérateur de déclin cognitif à long terme chez les patients âgés, mais l’effet est bien confirmé par cette étude de l’Université Rush (Chicago). Des conclusions documentées dans la revue Neurology qui, tout en reconnaissant que toutes les procédures médicales comportent un certain degré de risque, appelle à un suivi renforcé et mieux planifié à l'hôpital, moins dangereux pour la santé cognitive des personnes âgées.
La neurostimulation transcutanée TENS (de l’anglais Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation) est une méthode de soulagement de la douleur dont l’efficacité est largement documentée.
Prescrite dans les structures de lutte contre la douleur (SDC), elle permet la prise en charge de tous types de douleurs chroniques (avis HAS Septembre 2009), en particulier les douleurs neuropathiques ou d’origine musculaire.
Cette technique agit en renforçant les systèmes naturels de contrôle et permet de :
Cette équipe de l’Université de l'Illinois à Urbana-Champaign lie les niveaux de marqueurs de certains nutriments dans le sang, à une meilleure cognition chez les personnes âgées. Cette relation entre les concentrations sanguines de ces nutriments clés et la connectivité cérébrale, documentée dans la revue NeuroImage, engage une fois de plus à adhérer à un régime de type méditerranéen.
L'étude a examiné 32 nutriments clés du régime alimentaire méditerranéen, déjà associé, par de précédentes recherches, à une meilleure fonction cérébrale au cours du vieillissement.
Cette étude japonaise rappelle, dans les Annals of Family Medicine que l’isolement social, en particulier chez le patient âgé, rime trop fréquemment avec un isolement sanitaire, un manque ou une difficulté d’accès aux services de santé, le report de soins ou encore globalement une mauvaise expérience des soins de santé. L’étude met ainsi l’accent sur le rôle crucial de l’aidant, qui, en accompagnant la personne âgée, même en bonne santé, peut veiller à préserver son suivi régulier en soins primaires.
Nous avons tous des objectifs personnels et de vie qui guident notre comportement de tous les jours et ses objectifs sont particulièrement précieux pour les personnes âgées. Car la poursuite d’un objectif fait bouger les personnes âgées, relève cette étude de l’Université de Jyväskylä (Finlande) qui trouve là un facteur prépondérant favorisant l’activité et la mobilité des plus âgés. Avoir un objectif même tard dans la vie contribue chez ce groupe de population à maintenir le bien-être psychologique en dépit des difficultés et des pertes liées à l’âge.